Texte déposé sur le registre de l'enquête publique le mercredi 24 juin 2015 à la mairie de Leudeville.

 

Enquête Publique Huile de Schiste Vert Le Grand et Leudeville

 

Au moment de la préparation de la Conférence Mondiale sur le réchauffement climatique, il est urgent de diminuer le gaz à effet de serre. La priorité est de développer les économies d’énergies, les énergies renouvelables et de faire la transition énergétique. La commission Européenne est aussi contre l’exploitation des huiles et gaz de schiste en raison de la densité de la population.

L'association «La Norville Environnement», dont le siège est au 5 rue Victor Hugo à La Norville (91290), s'oppose donc à l'exploitation des dix puits tels que décrit dans le dossier l’enquête publique. Elle demande au commissaire-enquêteur de donner un avis défavorable à cette enquête dont le dossier ne répond pas aux principales questions de santé publique et de protection de l'environnement des habitants de l'Essonne.

-Quel moyens sérieux sont mis en œuvre pour prévenir les fuites ?

-Pourquoi aucune étude sur l'eau des nappes environnant les lieux de forages demandés n'est faite avant l'exploitation ?

-Existe-t-il des canalisations obliques prévues et sur quelle extension et direction ?

-Que prévoit Vermilion pour développer la récupération dans le réservoir ? (Enhanced Oil Recuperation EOR) ?,

-Quels produits, méthodes mécaniques vont être utilisés (cf. fracturation) ?

-Quelle protection en surface contre la dispersion des molécules volatiles aromatiques ?

-Comment se fait-il qu'aucun document dans l’enquête ne définit géographiquement les endroits de prolongation des forages demandés ? Il y a pourtant 11 villes impactées, référencées dans l’enquête et dans les documents de Vermilion. Pourquoi l'enquête publique ne concerne pas ces 11 villes ?

- Où Vermilion puise toute l'eau qu'elle déclare avoir besoin ?

 

- Que deviennent les boues de forages ?

- Il est écrit dans l'enquête qu'il faudra 300. 000 litres d'eau par forage, soit 30 millions de litres d'eau pour ces dix forages...Or rien n'est précis sur les lieux d'approvisionnement, ni sur le devenir de cette eau gravement polluée. recyclée (ou ?) nettoyée ( comment ? par qui ?)

 

- Pourquoi aucune analyse de l'eau environnante n'est faite par une entreprise indépendante aux fins de nous garantir d'un recours et d'une comparaison fiable ultérieurement ?

 

- Concernant les produits chimiques pour les fluides de forages, aucune information n'est donnée sur leur teneur, quantité, dangerosité, etc.. (page 48 doc 8). Cela dénote d'un manque de transparence inacceptable pour les populations et les élus au vu du risque de pollution non maitrisé déjà démontré par l'accident du 24 mai.

 

Pour l’association La Norville-Environnement

Fait à La Norville le 22 juin 2015

 Le président                                                                                                                                                                                     Le secrétaire

 Dominique DENIZET                                                                                                                                                                       Pierre CHAVAROT